La capacité personnelle à évoluer tout au long de sa vie

22 juillet 2021

La bonne heure, le bonheur, il n’y a pas d’âge où c’est trop tard pour créer. Nous avons des trajectoires de découvertes : ce qui nous intéresse (et ce qui ne nous intéresse pas), ce qui nous stimule tellement que nous avons envie de pratiquer encore et encore, ce qui nous facilite les rencontres (nouvelles théories, nouveaux champs de connaissances, nouvelles personnalités, nouveaux lieux, nouvelles techniques, etc.).

Et davantage nous pratiquons, exerçons et réfléchissons à ce que nous vivons, et davantage nous sommes puissants dans cette activité.

Le bourgeon se construit et éclot au fil de chaque trajectoire, unique.

Kevin Evers fait référence à « Edith Hall [qui] décrit la croyance de l’ancien philosophe Aristote selon laquelle prendre conscience de nos compétences, talents et aptitudes (dynamis) , puis utiliser nos ressources pour en tirer le meilleur parti (energeia) est le fondement d’une bonne vie. « 

Ceci fait écho aux principes de la psychologie positive et de l’effectuation, l’appreciative inquiry (nous puisons dans nos ressources pour inventer nos projets et nous accomplir).

J’aime bien aussi citer Jean-Philippe Rameau quand j’accompagne les chemins professionnels : né en 1683, il vit son premier succès à l’âge de 50 ans avec « Hippolyte et Aricie » en 1733, après près de quarante ans de découvertes, d’emplois divers dans des lieux variés (il a mis du temps à s’apprivoiser, slasheur, pluriel, inconfortable dans les normes des autres ..)

Fauja Singh qui s’est mis à courir des marathons à 89 ans jusqu’à 103 ans (!)

Autres exemples :    Emergences « tardives » sur le Blog Dynamirh

 

Alors quels usages ?

Pour l’entreprenariat, pour le salariat, le consulting

– Faire confiance à ses goûts, ses préférences, ses orientations, aller à la rencontre de « , oser continuer dans son style et en s’essayant à des milieux différents, s’aventurer vers des voies inconnues qui stimulent son appétit d’accomplissement. Il y a des échos favorables à ses tendances quand la personne vit en congruence. La comparaison (d’âge, de statut) n’a pas de raison d’être ici.

 

Pour les spécialistes du recrutement et de l’orientation, du conseil en évolution professionnelle. Pour les dirigeant.e.s en éveil d’innovation et de résilience avec leurs équipes

– Tenir compte des avantages des parcours multiples, accompagner les trajectoires et les rebonds, offrir de l’espace aux moteurs d’engagement personnel et aux savoirs d’expériences, apprécier les temporalités personnelles.

 

 

Sources :

The Art of Blooming Late : HBR : L’art de bourgeonner tardivement

The Intentionally Happy Life – Interview with Edith Hall : entretien avec Edith Hall, vie heureuse intentionnellement

TGL021: Aristotle on how to live the good life with Edith Hall : Edith Hall, la bonne vie d’après Aristote

Late Bloomers – Late In Life Success : par Anna Vital et Anastasia Borko Infographie du succès tard dans la vie

La philarmonie de Paris Biographie de Jean-Philippe Rameau

 

 

 

 

1er juillet 2021

Improviser pour évoluer avec le mindset en situation incertaine, équipé de ressources certaines

KEITH JARRETT : « – Vous avez bien vu ce qui est marqué sur l’affiche accrochée au chêne dans mon jardin: «Wild life crossing the road (La vie sauvage traverse le chemin)».
C’est votre manifeste: l’improvisation…
« – Oui. C’est la seule façon d’être présent et fidèle à soi-même. »

Quand les modes opératoires certifiés nous garantissent des repères, certains s’arrêtent à cela. Et d’autres, comme le grand artiste musicien jazz, s’inspirent des « classiques », des trames, pour voguer dans l’authenticité libre.

Qu’est-ce que ceci signifie pour chaque professionnel.le ? Une invitation à agir de manière paradoxale, à se permettre des créations cohérentes dans un registre donné, à s’équiper de ressources et à les solliciter pour accomplir son métier.

C’est une invitation aussi, aux organisations, à se câbler davantage sur l’intention, l’esprit et la signification de la démarche. Et à équiper de ressources -créatives- ses parties prenantes.
Que de bonheur !

« – Mais je voudrais dire ceci aux puristes: si je joue du classique, je ne dois pas penser, alors que si j’improvise mon esprit doit être totalement présent et actif. Quand je me rends compte que mon état n’est pas propice à l’improvisation, je prends une partition de Bach et je fais ce que Bach me dit de faire. « 

La compétence à improviser démontre une intelligence situationnelle et de perspective.
Cette compétence est accessible et constitue un atout majeur en toute période et surtout d’incertitude.

Alors, me direz-vous -peut-être- comment improviser ensemble, dans la coopération ? cf. les musiciens qui improvisent ensemble !

Info, avec COMPOSITWINGS je propose des accompagnements dans ce domaines : démarche pour évoluer en coopération et en intelligence situationnelle, avec des ressources à l’improvisation habile.

Le début reconnu au The Köln Concert, 24 janvier 1975, avec la reprise de la note précédente avant de cheminer vers d’autres mélodies : Keith Jarrett : The Köln Concert, 24 janvier 1975,

#performance #trajectoire #qvt #professionnalité #positivité #ressources #effectuation #création #vuca #incertitude #confiance
Keith Jarret: « L’improvisation es

Sources 

KEITH JARRETT, LES MAINS DU MIRACLE

Keith Jarret: « L’improvisation est la seule façon d’être présent et fidèle à soi-même »

 

16 avril 2021

La croissance de sa trajectoire par la posture méta et la découverte de ses symboliques. 

Le développement personnel est un processus vital. Se connaitre est vital, selon Carl Gustav Jung : “Ce qu’on ne veut pas savoir de soi-même finit par arriver de l’extérieur comme un destin » et pourtant “Nous nous rencontrons maintes et maintes fois sous mille déguisements sur les chemins de la vie.”

L’homme mérite qu’il se soucie de lui-même car il porte dans son âme les germes de son devenir ” (Dialectique du Moi et de l’inconscient-1933). “Ma vie est l’histoire d’un inconscient qui a accompli sa propre réalisation.” (Ma vie-1961) car “La croissance de la personnalité se fait à partir de l’inconscient” (1933) que nous en soyons ou non conscients. 

Clé : « Nous sommes, dans ce que notre vie a de plus privé et de plus subjectif, non seulement les victimes, mais aussi les artisans de notre temps. Notre temps – c’est nous !” (1946)

L’ auto-observation (la posture méta) d’une situation que l’on est en train de vivre, de son style de perception et de traitement des informations, aide à orienter sa trajectoire.
Pour diminuer la menace du non-pilotage de sa vie c’est-à-dire en conscience et maitrise personnelle, le psychiatre propose aussi la méditation d’une série de ses rêves. Cette approche de son imaginaire ouvre le dialogue -par l’usage notable du symbolique- avec les contenus de l’inconscient qui sont diversement accessibles (directement ou bien par médiation) et inaccessibles.
#apprenance #capacitation

https://www.cgjung.net/oeuvre/index.htm

L’apprenant-entreprenant

28 mars 2021

Et si l’apprenance était essentiellement empirique, c’est-à-dire en la vivant, en lien avec et sur le terrain ! Elle se vit !
Jean Le Cam « Un jour, le père d’Hubert, Henri Desjoyeaux, nous a dit : « Vous êtes bons, vous gagnez, parce que vous avez appris par vous-mêmes. Pas parce qu’on vous a dit comment il fallait faire. ». »

 

Du savoir à la connaissance

 

Connaître en entreprenant des expériences en situations nouvelles, par zones successives de développement proximal (par étapes sécurisées dans un flow créatif), avec audace, envie, joie, pleinement (de manière holistique) :
« J’ai frappé à la porte de sa cuisine et me suis présenté. Je tremblais. A l’époque, Tabarly (…) était déjà une star. » « Je lui ai demandé s’il avait une place pour moi sur le Pen-Duick VI. Il m’a regardé et m’a dit : « Je pense que ça devrait le faire… » Il savait qu’à 21 ans j’avais déjà couru deux fois la Solitaire du Figaro. (…) J’étais heureux ! »
« Dans notre époque d’apparences et de faux-semblants, on a besoin de sincérité. »

Son engagement personnel est capital.

« Je suis un coureur-constructeur. »
Apprendre c’est se créer son milieu, à soi, bien entouré :
« C’est quand même assez génial : tu pars de rien, (…) et puis tu construis le bateau petit à petit, et, ensuite, tu cours dessus !  » trajectoire performance

L’apprenant-entreprenant adopte diverses postures inductives et déductives : élève, concepteur, analyste, transmetteur, rêveur, coéquipier, etc. 

Jean Le Cam raconte sa trajectoire d’apprentissage de « constructeur-coureur »

 

12 mars 2021

AFEST Préhistorique

Weekend exotique : en plein essor de l’AFEST découvrons l’art de transmettre les savoirs de nos ancêtres de la Préhistoire ? Voici quelques-unes de leurs méthodes méthodes pédagogiques :

– préparation de son sujet d’apprentissage
– approche holistique (mental, corps, affectif)

– démonstration
– approbation et désapprobation
– encouragement
– patience
– permission

– esprit critique
– observation
– perception
– constance
– copie adaptée : la transmission n’est pas la reproduction à l’identique du modèle (liberté offerte à l’apprenti de pratiquer une distance critique, de faire autrement)
– mix de connaissances empiriques et de savoirs extrinsèques
– motivations personnelles
– bien connaitre son terrain
– cheminement itératif et cumulatif de réussites, erreurs et progrès

– apprendre bien davantage que la fabrication d’un objet X ne le nécessite (la base de l’innovation ?)

– l’état d’esprit du jeu

Etonnamment, les objets « imparfaits » existent encore : quel est leur intérêt ? les geste et les savoirs en évolution ont de la valeur, les étapes et leurs productions aussi. Réserve de l’innovation ? C’est certain. 

Ce billet a été inspiré par l’émission pétillante « COMMENT TU SAIS ? » – UNE HISTOIRE DE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS (4 ÉPISODES)
Épisode 1 : L’âge du faire – 14/09/2020, avec les récits des scientifiques Carole Fritz – Archéologue et Jacques Pelegrin – Préhistorien. – Spécialiste de technologie lithique

France Culture : la transmission des savoirs – l’âge du faire

 

Pour compléter les informations :

Pelegrin J., 1991, « Les savoir-faire : une très longue histoire », Terrain, n° 16, pp. 106-113.https://journals.openedition.org/terrain/3001 :

143e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Paris, 2018, « La transmission des savoirs » https://calenda.org/415108?file=1

De la tablette d’argile au Big Data, comment a-t-on appris à apprendre ? (10/9/2020) https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/de-la-tablette-dargile-au-big-data-comment-a-t-appris-a-apprendre

 

9 mars 2021

Vos savoirs ont de la valeur : s’informer,  analyser et se projeter

Quand vous dirigez une entreprise, encadrez des personnes, participez à une mission (consultant, salarié.e) encadrement…quand vous recherchez un emploi, quand vous veuillez à votre employabilité… il existe des pratiques élémentaires. S’informer en est une. Croiser les informations est appréciable. Apprendre est gratifiant.
Comment anticiper et prévenir les aléas dans un écosystème mouvant si la personne, si l’organisation, n’observe pas ni analyse son contexteinnover

Quelques idées pour entretenir cette qualité basique :

* un temps focus sur une information au moins à relier à la mission (raison d’être) de l’organisation (entreprise, association, établissement public)

* en analyse préventive et en démarche d’amélioration continue : associer une information PESTEL

* dispositifs d’apprentissage interne (SPOC, stages, tutorat et mentorat) : répertorier et rendre accessible des canaux diversifiés (lignes éditoriales diverses voire contradictoires, thématiques étendues et spécifiques), proposer des espaces d’analyse par les « lecteurs, lectrices »

– en réunions d’équipes projets (rétrospective, minute meeting, hebdomadaire et mensuelle, copil,…)
– en réunion de management individuel / collectif
– dans les analyses des tableaux de bord, etc.

Les internautes consacrent seulement 3 % de leur temps à l’information (et beaucoup moins à la désinformation)

 

28 février 2021

Définition de la trajectoire du CNRTL : « Trajet d’une particule, d’un élément émis à partir d’une source de rayonnement. »
Appréhender sa situation avec la notion de trajectoire est une manière entreprenante d’appréhender les soubresauts de nos expériences. La partie est en cours, ceci n’est qu’une étape !

J’associe cette idée à celle de la « Tendance » émise par Henri Bergson.
« Car la vie est tendance, et l’essence d’une tendance est de se développer en forme de gerbe, créant, par le seul fait de sa croissance, des directions divergentes entre lesquelles se partagera son élan. « 

Sans confondre avec le déterminisme.
« Nous choisissons en réalité sans cesse, et sans cesse aussi nous abandonnons beaucoup de choses. »

– La capacité à évoluer
– La capacité à envisager des options d’avenir
– La capacité à décider à des carrefours auto-déterminés ou non
– Les différentes significations de son chemin parcouru et à venir
– L’autopermission à se réorienter

Cette phrase de Michel Foucault, « On ne se définit pas par des positions, on se définit par des trajectoires » persiste dans mes pensées et résume une partie de ma vision de vie personnelle et celle de nos accompagnements professionnels.


Vu ici La grande librairie S13 : Thierry Frémaux « Judoka »

13 avril 2020

La voie de l’artiste nous enseigne comment apprendre de manière évolutive

La voie de l’artiste se présente comme #création et #apprentissage. Créer et Apprendre.
#PabloPicasso nous explique comment. « Je fais toujours ce que je ne sais pas faire, pour pouvoir apprendre à le faire » et « les bons artistes copient, les grands artistes volent » : l’acte d’apprendre commence avec la découverte par observation et par répétition, l’appropriation culmine avec le ré-emploi adapté et le remodelage ; le nouveau format et la nouvelle structure intégrant tout ou une partie de ces savoirs récents (« voler ») car « Tout acte de création est avant tout un acte de destruction ».

La designer de nos visuels, Agathe Mametz, est ainsi, toujours en création et apprentissage.
Pour le logo de #Compositwings, nous avons progressé en double boucle à partir de la définition de la mission de l’entreprise – Vos savoirs ont de la valeur – et ses fondamentaux : croisements fertiles, humanisme, rebond, mouvement, évolution créatrice.
« Pour apprendre quelque chose aux gens, il faut mélanger ce qu’ils connaissent avec ce qu’ils ignorent » : cet accompagnement #design est allé plus loin que l’image, il parlait usage, valeurs, business model, #uxdesign
J’aime et m’inspire de la joie d’apprendre en action d’Agathe Mametz, ses « petits » pas créatifs #PMV qui construisent un ensemble conséquent et cohérent dans sa #diversité.

2 novembre 2019

Philosopher activement pour une satisfaction durable

«Que personne, parce qu’il est jeune, ne tarde à philosopher, ni, parce qu’il est vieux, ne se lasse de philosopher ; car personne n’entreprend ni trop tôt ni trop tard de garantir la santé de l’âme. Et celui qui dit que le temps de philosopher n’est pas encore venu, ou que ce temps est passé, est pareil à celui qui dit, en parlant du bonheur, que le temps n’est pas venu ou qu’il n’est plus là.»
Lettre à Ménécée : par #Épicure, à propos de l’éthique et du bonheur.

Bref, philosopher participerait au bonheur.
Mais qu’est-ce donc, philosopher ???

Pour Épicure, il s’agit de connaitre le monde, de manière systémique, et son impact sur soi-même, pour en définir des modèles de vie en ataraxie (tranquillité de l’âme). Ainsi, la philosophie n’est pas détachée du « physique » car la connaissance (de soi et du monde) accompagnée de raisonnements procurent l’énergie d’agir pour une vie bienheureuse.

Distinguons : se mettre en #action de philosopher plutôt que de se limiter à lire des ouvrages de philosophie.

C’est accessible à chacun.e d’entre nous. Bonne nouvelle !!

Pour philosopher activement dans les champs de la #RH et du #Management #RSO #RSE #QVT #conduiteduchangement => mettre en oeuvre #apprenance #systémie #réflexivité et #valeurs #éthique #déontologie bien sûr.
OK ?

3 juillet 2019

Tiers-lieux

Hier, j’ai participé à définir ce que sont les tiers-lieux. La notion attire, intrigue. De nombreux espaces et organisations se définissent comme tels. Qu’est-ce donc ?

“Tiers-Lieu” est un concept proposé en 1989 par le sociologue américain Ray Oldenburg pour désigner des lieux ne relevant ni du domicile ni du travail (cafés, librairies, bars) dans ses ouvrages “Celebrating The Third Place” et  » The Great Good Place ».

L’expression” tiers lieux “vient du fait de considérer nos maisons comme le « premier » endroit dans nos vies, et notre travail est considéré comme le « second ». 

Selon la page Wikipédia “Oldenburg identifie que dans les sociétés de banlieue modernes, le temps est principalement dépensé dans des lieux isolés (premier) et second (travail). En revanche, les tiers lieux offrent un espace public neutre permettant à une communauté de se connecter et d’établir des liens. Troisièmement, les lieux «accueillent les rassemblements réguliers, volontaires, informels et heureusement attendus d’individus au-delà du domaine familial et professionnel» [3]”
https://en.wikipedia.org/wiki/Ray_Oldenburg [3] https://www.pps.org/article/roldenburg

Pour le sociologue, cet espace favorise l’égalité sociale en lissant le statut des invités, offre un cadre à la politique populaire, crée et encourage des habitudes d’association / coopération publique et favorise un soutien psychologique et affectif aux individus et aux communautés.

“Ce sont les moyens permettant aux gens de se réunir facilement, à peu de frais, régulièrement et avec plaisir – un « endroit à part », des alternatives à la télévision dans la vie réelle, des évasions faciles « .

“Ce qui est le plus nécessaire, ce sont les” tiers lieux “qui apportent un équilibre public à la privatisation accrue de la vie de famille.
Les tiers lieux ne sont rien de plus que des lieux de rassemblement publics informels. 

Huit caractéristiques selon l’auteur et les chercheurs ayant développé l’idée ensuite :

  • Terrain neutre : liberté d’entrée et de sortie
  • Niveleur (un lieu de nivellement) : le statut n’a pas d’importance
  • La conversation est l’activité principale
  • Accessibilité et hébergement
  • Les habitués
  • Un profil bas : pas de snobisme, ouverture à la diversité
  • L’ambiance est enjouée
  • Un habitat loin du domicile : alors que ce n’est pas leur domicile, les occupant.e.s du tiers-lieu s’y sentent comme chez eux, chez elles

Du coup, cette définition interroge les ambitions des lieux et leurs modalités d’animation. 

31 mai 2019

Savoirs et coopération

Depuis ces quatre mois, nos projets se structurent de manière accélérée. 

Depuis la création de Compositwings, ces éléments (nos productions, nos idées) qui semblaient disparates à certains, s’unissent par affinités tel l’assemblage d’un puzzle.
Avec notre vision entrepreneuriale « vos savoirs ont de la valeur » et la connaissance du pouvoir du langage et de la communication dans les apprentissages, c’est au fil des rencontres et des collaborations avec nos client.e.s que la composition homogène des interventions diverses devient visible.

Ainsi, nos actions favorisent et renforcent la coopération avec les savoirs et la coopération de savoirs : transmission des savoirs, créativité avec les savoirs, l’éthique et les savoirs, l’organisation des compétences et des savoirs.

Aujourd’hui, j’en arrive à ce bilan intermédiaire, avant la fin de ce premier semestre 2019 : la manière d’apprendre et de partager les savoirs influence notre capacité à créer (son présent, son avenir, des objets, des relations, etc.).

La découverte « par hasard » de cette réflexion de Mathieu Boogaerts fait écho : « Autodidacte moi-même, je m’aperçois encore aujourd’hui, en côtoyant des musiciens qui ont appris de manière académique, à quel point le fait d’apprendre par soi-même, et donc de ne pas trop savoir ce que l’on joue, stimule l’imagination et rend tout possible.» Mathieu Boogaerts, Je ne sais pas, La machine à cailloux, coll. « Carré », 2010, 80 p.

Anglais John Harrison, autodidacte inventeur du chronomètre de marine

30 janvier 2019

Ressources personnelles évolutives

En réponse aux théories et méthodes qui fixent des types de personnalités invariantes, privant ainsi le champ des possibles évolutions : Gordon Allport a observé que « la personnalité est une chose bien trop complexe pour être corsetée dans un costume conceptuel rigide ». Pour lui, chaque personne est unique.

De plus, il rappelle que les comportements sont influencés autant par des forces internes que des forces externes.

Ces forces sont multiples et variantes. Sa pensée et ses travaux ont inspiré ensuite Martin Seligman (psychologie positive) et la psychologie humaniste.

Bref, c’est la raison pour laquelle j’insiste dans mes interventions sur nos ressources et le caractère évolutif de nos comportements et donc de nos vies.

Je recommande aussi d’éviter de définir les personnes de manière immuable.
C’est la relation actuelle qui est surtout à définir, car elle prend en considération les contextes et les comportements du moment.

Nous avons la possibilité de donner une autre forme à notre avenir, la « designer » 🙂 Nous sommes en capacité d’évoluer tout au long de notre vie.

C’est un axe fondamental des interventions de COMPOSITWINGS et UPCOMPOSIT, mes deux sociétés d’accompagnement à l’évolution des personnes et des organisations.

La capacité personnelle à évoluer tout au long de sa vie